Webzine Culturel des Hauteurs

L’auteur se place au-delà d’une mode liée au retour de l’écologie sur le devant de la scène, des cultures qui l’environnent et la définissent. Promenade, marche ou ballade, une polysémie qui s’enracine dans une histoire ancienne.
La pratique de la marche n’est pas envisagée comme synonyme d’un bien-être empreint de superficialité, mais bien d’un complément à une saine recherche des questions essentielles.
Philosopher en marchant / Les vendredis de la philosophie

Frédéric Gros
Marcher, une philosophie
Carnets Nord, 2009.
La marche à pied connaît de plus en plus d’adeptes qui en recueillent les bienfaits : apaisement, communion avec la nature, plénitude… Nous sommes très nombreux à bénéficier de ces dons. Marcher ne nécessite ni apprentissage, ni technique, ni matériel, ni argent. Il y faut juste un corps, de l’espace et du temps.
Mais la marche est aussi un acte philosophique et une expérience spirituelle. Allant du vagabondage au pèlerinage, de l’errance au parcours initiatique, de la nature à la civilisation, l’auteur puise dans la littérature, l’histoire et la philosophie : Rimbaud et la tentation de la fuite, Gandhi et la politique de résistance, sans oublier Kant et ses marches quotidiennes à Königsberg.
Et si l’on ne pensait bien qu’avec les pieds ? Que veut dire Nietzsche lorsqu’il écrit que « les orteils se dressent pour écouter » ? C’est ce que l’on cherche ici à comprendre. A la fois traité philosophique et définition d’un art de marcher, ce livre en réjouira beaucoup, qui ne se savaient pas penseurs en semelles.
[Quatrième de couverture]

…
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;
Celui dont les pensées, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
Charles Baudelaire
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bluegger.com
juillet 6th, 2009 at 5 h 55 min
Les vertus philosophiques de la marche | AlterAltitude…
Un livre, une émission qui lui est consacrée……
Sylvaine
août 14th, 2009 at 12 h 35 min
A l’époque où mon frère et moi faisions de la montagne ensemble, époque révolue suite à un accident qui m’a laissée moins capable, il y avait toujours un moment où nous nous mettions à « philosopher » sur des sujets du type: sommes-nous la perception que nous avons de nous-mêmes ou l’image que nous donnons aux autres? » , comme si se mesurer à soi-même en relation avec la montagne, c’était aussi se mesurer à ses idées, ses convictions, sa capacité à réféchir. Nous y a avons eu de ces échanges où la pensée de l’un offre un chemin inattendu à la pensée de l’autre pour y déambuler en s’ouvrant au champ du possible: du pur bonheur.