Webzine Culturel des Hauteurs

Il y a beaucoup à dire sur l’Afghanistan, son histoire, la richesse de sa culture.
Un pays de hautes terres devenu nation et qui a presque simultanément explosé et implosé.
La violence de la guerre, de plusieurs guerres, a ravagé ce territoire retiré du monde semble-t-il, mais qui demeura pendant des siècles un lieu de passage ou furent déposé les joyaux de l’Orient.
Cet ailleurs de montagnes et de chemins escarpés et déserts n’est plus. Il continue sa chute malgré les efforts de certains. Ceux des Afghans qui ont réussis à survivre à l’extrême pauvreté et aux tyrannies vivent dans l’exil. Le reste des femmes et des hommes d’Afghanistan vivent au quotidien ce que l’on nomme en souvenir du Vietnam, « le bourbier afghan ».
Cet article initie donc la série Afghanistan Berceau de Civilisation. Une série pour ne pas oublier et considérer en termes culturel et spirituel – toucher du doigt – une des absurdités destructrices qui jalonnent l’histoire de l’humanité.
En espérant que cette série ne prenne pas au fil de l’actualité des allures de nécrologie.

Un extrait de C’était l’Afghanistan avant 1978 [Cd 1 ; piste 4]
Cette création sonore d’Andé Velter est ici éditée sur 3 CDs : quelques heures doivent être réservées à sa découverte, une écoute attentive est convoquée.
Vous entendrez des chants afghans dont les traductions vous permettront de comprendre l’histoire qui est contée. Les sonorités entendues seront incontestablement une partie du voyage auquel vous serez invités.
Puis des interviews de nombreuses personnalités – quelques-unes devenues personnages… -, où tous les domaines de la pensée et de l’activité humaine seront visités : historiens de l’art, voyageurs infatigables, hommes politiques, érudits, etc.
Tous sont au rendez-vous pour témoigner de l’Afghanistan tel qui fut et tel qu’en chacun il doit demeurer.
Pour initier une découverte pleine de beauté et de complexité, autant se laisser guider par l’esprit du poète.
Un éditeur du patrimoine sonore
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;
Celui dont les pensées, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
Charles Baudelaire
.Annuaire Webmaster.
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bluegger.com
novembre 1st, 2009 at 9 h 29 min
Afghanistan Berceau de Civilisation [1]…
Une création sonore d’André Velter : C’était l’Afghanistan avant 1978…
Thierry Benquey
novembre 1st, 2009 at 9 h 55 min
Tu me trouveras à suivre aussi bien tes articles que l’actualité qui ressemble effectivement à une chronique nécrologique.
AMitié.
Thierry
Thierry Benquey
novembre 1st, 2009 at 9 h 59 min
Intéressant que l’Internaute ne commence l’histoire afghane qu’à partir de la visite britannique. Alexandre le grand celui-ci, la route de la soie, les boudhas de Bamyan, pfuit… L’Afghanistan c’est bien connu a été livré par une soucoupe volante en 1840, sur un plateau d’argent devrait-on dire pour the tea time.
Rire et amitié
Thierry